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Conférence du Dialogue 5+5 Education, Enseignement et Formation professionnelle

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©OVH
27/10/2014
Dans le cadre de la réunion du Groupe 5+5 Education, Enseignement et Formation professionnelle, les Ministres en charge de l’Education, l'Enseignement supérieur et la Formation professionnelle des pays de la Méditerranée Occidentale se sont réunis à Marseille, les 27 et 28 octobre 2014. Ils ont signé une déclaration prévoyant un Plan d’action concret pour 2015-2016. La DiMed était représentée à cette Conférence par Michèle GENDREAU-MASSALOUX, Responsable des pôles Education, Formation, Enseignement supérieur, Recherche, Culture et Santé.

Les Ministres du 5+5 Education, Enseignement et Formation professionnelle  s’engagent pour la formation professionnelle en Méditerranée
 
Le Dialogue 5+5 s’est réuni en format « Education, Enseignement et Formation professionnelle » les 27 et 28 octobre 2014 à Marseille, sous la co-présidence du Maroc et du Portugal. Cette réunion a fait suite aux recommandations de la réunion des Ministres des Affaires étrangères, tenue à Lisbonne (Portugal), le 22 mai 2014.
 
Cette réunion regroupait les Ministres chargés de l’Education et/ou de la Formation  professionnelle des dix pays de la Méditerranée occidentale (cinq pays de la rive Nord : Espagne, France, Italie, Malte et Portugal, et cinq pays de la rive Sud : Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie). Mr Robin-Champigneul représentait la Commission Européenne, M. IKEBROU, représentait l’Union du Maghreb Arabe et Mme Delphine BORIONE, le Secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée. La délégation française était emmenée par la Ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mme  Najat VALLAUD-BELKACEM.
 
Les ministres ont réaffirmé leur volonté d’améliorer la formation professionnelle afin qu’elle réponde davantage à la demande économique et au marché du travail, favorise l’accès à l’emploi des jeunes, réponde mieux à la demande d’inclusion sociale, crée les conditions d’une reconnaissance commune des compétences de chacun par l’ensemble des pays, et afin de proposer de nouvelles politiques de  gouvernance en matière d’éducation et d’enseignement.
 
Un Plan d’action concret autour de trois objectifs et dix actions
 
Dans cette perspective, les participants ont signé, à l’unanimité, une déclaration qui prévoit un plan d’action concret en matière d’enseignement et de formation professionnelle.
 
Ce plan d’action s’articule autour de trois objectifs prioritaires fixés par les pays membres pour améliorer l’employabilité des jeunes et réduire le chômage :

  1. Développer la qualité et l’attractivité de l’enseignement et de la formation professionnelle par :
    • L’aide à l’orientation scolaire et professionnelle ;
    • L’égal accès aux formations professionnelles pour les filles et les garçons ;
    • La réduction du décrochage des jeunes en formation initiale.
  2. Sécuriser et rendre plus fluides les parcours de formation des jeunes par :
    • des passerelles entre les différentes composantes du système de l'éducation et de la formation ;
    • le soutien à la mobilité des jeunes ;
    • la comparabilité des systèmes nationaux et l’instauration d’une démarche partagée d’assurance qualité ;
    • la mise en valeur de l’apprentissage tout au long de la vie et la validation des acquis de l’expérience.
  3. Mieux prendre en compte en compte les besoins des entreprises dans l'enseignement et la formation professionnels par une concertation renforcée entre les partenaires éducatifs et économiques.

Les Ministres ont choisi des secteurs professionnels et des niveaux de qualifications prioritaires : ceux de la maintenance automobile et aéronautique, les métiers du numérique, le BTP, le tourisme, l’hôtellerie et restauration ainsi que les transports, l’énergie, l’agro-alimentaire et le développement urbain.
 
Les niveaux prioritaires visés sont ceux des techniciens et des techniciens supérieurs, soit des niveaux référencés 3, 4 et 5 dans le cadre des certifications adopté par les pays européens du 5+5.
 
Les dix actions retenues sont les suivantes :

  • Créer un cadre euro-méditerranéen des compétences
  • Mettre en place un réseau d’entreprises euro-méditerranéennes susceptibles de s’impliquer dans la formation initiale et continue, de développer les échanges de bonnes pratiques, d’informer de leurs possibilités d’accueil d’apprentis et de stagiaires
  • Enrichir la formation des formateurs
  • Créer un observatoire de la formation professionnelle afin d’identifier les axes de travail à venir des pays membres,
  • Définir un référentiel commun de compétences  académiques professionnelles pour chaque domaine de formation retenu et concevoir et élaborer les programmes de formation en cohérence avec les socles de compétences retenus.
  • Etendre les campus des métiers favorisant l’échange et l’innovation entre les   établissements de formation et les professionnels des métiers concernés.
  • Partager, adapter et/ou élaborer les supports d’enseignement, y compris les modalités de la formation, avec la participation des entreprises.  
  • Utiliser l’outil numérique pour la formation professionnelle.
  • Créer un PASS EURO MED, « passeport » au service de la mobilité, incluant le CV de son utilisateur, ses compétences acquises, ses diplômes et son expérience professionnelle sur le modèle existant de l’Europass.
  • Soutenir et évaluer les expériences pilotes  et mettre en avant les bonnes pratiques.

Un  Groupe d’experts dédié au suivi du Plan d’action
 
Afin de réaliser ces actions, les Ministres ont décidé de créer un Groupe de suivi composé d’experts des pays membres du 5+5. Les entreprises participeront aux groupes de travail. Une réunion en 2015 permettra de faire un bilan à mi-parcours.
 
La prochaine réunion du 5+5 Education, Enseignement et Formation professionnelle se tiendra en Mauritanie en 2016.
 

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Date de mise à jour : 06/11/2014