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Jean-Louis LEVET présente les nouveaux Protocoles d’accords de coopération France-Algérie

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© DiMed
10/02/2014
Jean-Louis LEVET a tenu une Conférence de presse le 6 février 2014 dans les Salons de l’Hôtel de Cassini à Paris, en présence notamment de Jean-Louis GUIGOU, Délégué Général d’IPEMED, de George MORIN, Président de l’Association Coup de soleil, de Raoul WEEXSTEEN, Secrétaire Général de l’Association France-Algérie, et de responsables d’opérateurs français des Partenariats franco-algériens.

M. LEVET, Haut Responsable à la Coopération industrielle et technologique franco-algérienne à la DiMed, a présenté, à une dizaine de journalistes de médias français et algériens principalement et à une trentaine de participants, les récentes avancées en matière de coopération industrielle et technologique algéro-française, effectuées dans le cadre de sa Lettre de mission signée par M. MONTEBOURG et Mme BRICQ.
 
La Mission de M. LEVET
 
A l’occasion de cette Conférence de presse, M. LEVET a rappelé que sa mission s’inscrit dans le contexte de la Déclaration de coopération et d’amitié signée par les présidents F. HOLLANDE et A. BOUTEFLIKA, le 16 décembre 2012.
 
M. LEVET a mis en place une « méthode innovante » en partant « des attentes, des besoins et des projets algériens». Il est allé à la rencontre des différents acteurs algériens (autorités institutionnelles, partenaires sociaux, entrepreneurs, chercheurs, responsables associatifs, etc.) tant à Alger que dans les autres villes et territoires du pays.
 
Le Haut Responsable à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne a présenté les trois priorités de sa mission : 1) accroitre la qualité de la formation professionnelle en Algérie, notamment dans les filières industrielles, l’Algérie ayant affiché une volonté de se développer via l’industrie, 2) développer les infrastructures d’appui technique pour soutenir les entreprises en ayant recours au levier de l’innovation (afin de répondre, entre autres, aux enjeux liés à l’écologie), 3) amplifier les partenariats de co-production entre firmes françaises et algériennes. M. Levet a notamment insisté sur le fait que le fil conducteur de sa mission était la construction de « projets de partenariats d’exemplarité structurants ».
 
Il a également souligné le fait que la première phase de sa mission a permis d’instaurer un climat de confiance authentique avec ses interlocuteurs.
 
La vision de l’axe Paris-Alger
 
M. LEVET a insisté sur la nécessité « de changer d’échelle et se mettre à la hauteur des enjeux qui lient les deux pays ». Il a mis l’accent sur l’existence d’intérêts vitaux communs, dont notamment la prospérité de la Méditerranée où « un axe Paris-Alger est fondamental ». Il a, de même, souligné l’existence, non seulement de défis de grande ampleur à affronter telles que la transition écologique, la transition énergétique, mais aussi des atouts complémentaires, notamment en matière de recherche et de formation.
 
Jean-Louis LEVET a ainsi évoqué le fait qu’un « avenir commun entre les deux pays est nécessaire » et que, dans le cadre d’une approche renouvelée, l’Algérie devait avant tout être considérée comme un « partenaire » : la relation entre les deux pays devant, avant tout, être basée sur la confiance. Qui plus est, le Haut Responsable a précisé que cette coopération résultait principalement du choix partagé d’une « insertion maitrisée dans la mondialisation ».
 
Les intervenants se sont accordés à reconnaitre que la dynamique actuelle, de part et d’autre de la Méditerranée, est celle du travail partenarial. En outre, il a été souligné que cette coopération franco-algérienne apparaissait comme naturelle dans la mesure où « le potentiel français correspond aux attentes algériennes ».
 
Par ailleurs, l’importance de l’implication de la diaspora franco-algérienne a été reconnue, bien que son implication soit aujourd’hui encore insuffisante.
 
Les partenariats évoqués
 
Un premier ensemble de projets a été lancé et implique des chefs de projets des deux côtés de la Méditerranée, dont plusieurs représentants étaient présents. M. LEVET a précisé que chaque partenariat reposait sur des critères d’excellence, de symétrie nord-sud, de souci d’’innovation et d’approche collective.
 
Un des projets correspond au volet formation de la Mission de M. LEVET. Il consiste en la création d’une École nationale des métiers de l’Industrie, en partenariat avec l’École des Mines Paris Tech, représentée par Marc LUCAS. M. LUCAS a parlé d’un « projet d’excellence et ambitieux. Ce projet a pour objectif la formation « d’ingénieurs managers qui seront les leaders algériens de demain ». Nous essayons de faire que cette formation respecte un état d’esprit innovant, responsable et global ». Il a également qualifié ce projet de novateur puisqu’il « tente de développer de l’interculturel dans les domaines scientifiques et techniques », c’est-à-dire de veiller à la « réciprocité et au dialogue » dans toutes les actions entreprises. La densité des liens interpersonnels et interprofessionnels entre les mondes universitaires de France et d’Algérie a, en outre, été rappelée.
 
Un troisième projet amorcé a pour partenaires l’INRIA et la société Bull du côté français, et le Ministère de la recherche algérien. Il a pour but de créer un Centre national de recherche scientifique. Les partenaires ont rappelé qu’avec ce projet, « nous sommes au cœur des enjeux de l’Algérie, au-delà même des simples enjeux de la recherche scientifique. ».
 
A propos des Accords concernant l’Enseignement supérieur et la Formation, M. GUIGOU a souligné la nécessité de « veiller à ce qu’il n’y ait pas de distanciation entre les élites françaises et maghrébines ». Il a aussi témoigné du succès de cette mission et du travail accompli par Jean-Louis LEVET, soulignant le fait qu’il avait reçu des échos positifs des deux côtés de la Méditerranée.
 
En matière de partenariat productif, M. LEVET a précisé qu’il s’agissait de concevoir de nouveaux produits, en intégrant et combinant les dimensions de la formation, de la qualité et de la distribution.
 
Ces premiers accords « exerceront un effet d’entrainement », a conclu M. LEVET.
 

Algérie
France
Date de mise à jour : 03/06/2014