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Les acteurs de la Méditerranée mobilisés pour la COP21

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© Ministère de l'intérieur-DICOM
30/07/2014
En vue de la 21ème Conférence des parties (COP21), prévue fin 2015 à Paris, les acteurs méditerranéens devront être en mesure de présenter leurs actions innovantes et de participer pleinement à l’objectif mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 
La France, hôte de la 21ème Conférence des Parties
 
 
Parce que les défis climatiques et énergétiques sont sans précédent, et afin de répondre aux alertes données par les scientifiques, la France accorde un soutien prioritaire aux politiques sur le climat et aux deux instruments juridiques adoptés par la communauté internationale : la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et le Protocole de Kyoto.
 
Parmi les différentes négociations internationales en cours sur le climat, les derniers Accords de Durban ont notamment décidé de la poursuite du Protocole de Kyoto dans le contexte de la préparation, d’ici 2015, d’un accord international universel contraignant pour l’ensemble des parties, à partir de 2020. Dans ce contexte, et en phase avec ces processus, la France s’investit pleinement dans ces négociations et accueillera à Paris la Conférence des parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21), qui aura lieu du 30 novembre au 11 décembre 2015 et pour laquelle de fortes attentes ont été exprimées. L’échéance est cruciale puisqu’elle doit aboutir à un nouvel accord international, applicable à tous les pays, avec l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C.
 
La France souhaite, à terme, la signature d’un accord international ambitieux et juridiquement contraignant. Elle mène, en parallèle, de nombreuses actions politiques et économiques qui renforcent les efforts d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, que ce soit à l’échelle internationale, européenne, nationale ou locale.
 
 
Se développer durablement : un enjeu pour les pays méditerranéens
 
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a identifié la région méditerranéenne comme un espace hautement exposé aux enjeux du changement climatique : la plupart des pays de la région connaissent une hausse de température, une augmentation de la rareté de l’eau douce, des sécheresses et des incendies de forêts fréquents et un taux croissant de désertification.
 
Il a été établi que les pays de la rive Sud de la Méditerranée connaitront ainsi des pressions croissantes sur leurs ressources naturelles, et notamment énergétiques, et devront faire face à des enjeux majeurs de sécurité alimentaire. Par conséquent, l’adaptation est pour eux une priorité, avec la mise en place de systèmes de gestion des ressources plus efficients. Des approches durables et multi-sectorielles doivent être développées et mises en œuvres notamment dans des secteurs clés comme l’industrie, le développement urbain, le transport, l’agriculture, la gestion des déchets ou le tourisme.
 
La Délégation interministérielle à la Méditerranée (DiMed) se mobilise pour favoriser l'implication des acteurs méditerranéens dans la COP21. Cette implication peut se faire à partir de la valorisation du processus de mise en œuvre des projets exemplaires en matière de lutte contre les changements climatiques qui sont en cours de réalisation tels que le Plan Solaire Méditerranéen, la mise en place d’une stratégie de l’eau dans la région, certains projets de développement urbain ou des projets de financement innovant comme le projet AREAS.
 
 
Construire des synergies en faveur de projets concrets autour de l’Union pour la Méditerranée
 
Renforcer la coopération entre les pays euro-méditerranéens, et singulièrement, dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée (UpM), est primordial pour l’obtention de résultats concrets dans le domaine du développement durable de la région. Ce fut notamment l’objet de la 1ère Conférence ministérielle de l’UpM sur l’Environnement et le Changement climatique, qui s’est tenue à Athènes, le 13 mai 2014. Cette Conférence ministérielle avait pour objectif de définir les orientations stratégiques futures visant à réduire la pollution et à favoriser l’utilisation efficace des ressources.
 
Le segment sur le changement climatique de cette Conférence ministérielle a été relativement substantiel et a pointé comme horizon la Conférence des parties à la Convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques. L’appui à la Conférence de Paris de 2015 a, d’ailleurs, été rappelé dans la Déclaration conjointe adoptée à l’issue de la Conférence ministérielle.
 
Les ministres ont souligné l’importance d’une approche intégrée dans le domaine de l’environnement et du changement climatique et la nécessité d’associer les institutions locales, nationales et régionales ainsi que les sociétés civiles et le secteur privé.  
 
 
Bâtir une stratégie d’action commune pour la Méditerranée pour la COP21 : le Groupe d’experts de l’UpM sur le changement climatique pour une stratégie d’action commune et l’atteinte de résultats concrets
 
Forts de ces constats, les ministres ont décidé de créer un Groupe d’experts sur le changement climatique* et de lui donner entre autres pour mandat de travailler sur le volet méditerranéen de la COP21. Il s’efforcera de construire une compréhension partagée du phénomène du changement climatique dans la région méditerranéenne et de développer une ligne d’action commune pour la région.
 
Ce Groupe de travail apparait comme un cadre de réflexion et d’action dont les résultats pourront être présentés lors de la COP21.
 
 
* Ce Groupe d’experts donne suite à la Déclaration ministérielle adoptée. Il est chargé d’évaluer les progrès réalisés, de rassembler toutes les initiatives existantes et de les traduire en projets concrets et en politiques publiques, et de favoriser leur capitalisation.
 
Le Groupe d’experts se réunit une fois par an, la première réunion étant prévue pour le mois d’octobre 2014. Il rassemble des représentants d’administrations nationales, d’institutions régionales et internationales et différentes parties prenantes dont la société civile. La Co-Présidence de l’UpM, assurée par le Service européen pour l’Action Extérieure et la Jordanie, oriente les activités du groupe.
 

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Date de mise à jour : 30/07/2014