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L’Alliance franco-tunisienne pour le numérique se rend en région

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©DiMed
15/09/2014
Dans le cadre de l’Alliance franco-tunisienne pour le numérique (AFTN), des entreprises tunisiennes se sont déplacées à Lyon à la rencontre d’entreprises françaises.

Un séminaire intitulé « L’Alliance franco-tunisienne pour le numérique : nouveau levier de croissance internationale » s’est tenu le 15 septembre 2014 à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon, en présence du Consul Général de Tunisie à Lyon, Adel BEN LAGHA, du Conseiller du ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication, Mustapha MEZGHANI, du Vice-président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Lyon, Jean MOUGIN, du Responsable Energie, Transports et Numérique de la Délégation interministérielle à la Méditerranée (DiMed), Antoine-Tristan MOCILNIKAR, du fédérateur « Mieux communiquer à l’export », Bruno BONNELL, du Chef du département de promotion de l’offshoring FIPA Tunisie, Naziha BERZOUGA ainsi que d’une trentaine d’entreprises françaises et tunisiennes.
 
Organisé par la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Lyon, en partenariat avec Get’IT, ce séminaire a réuni quelque 80 personnes, dont une quinzaine d’entreprises tunisiennes qui avaient fait le déplacement. L’objectif était de présenter les opportunités offertes par l’Alliance franco-tunisienne pour le numérique et notamment la possibilité de « conquérir de nouveaux marchés grâce à la double expertise française et tunisienne », comme l’a indiqué M. Mougin. En marge du séminaire, une rencontre Business to Business a été organisée entre entreprises françaises et tunisiennes.
 
L’AFTN en région
 
Pour son premier déplacement en région, l’AFTN s’est rendue à Lyon. Le représentant du Préfet de région Jean-François CARENCO, Hervé MORANDI, chargé de mission contrat de plan Etat/région / TIC, a souligné combien il était « naturel que l’événement ait lieu à Lyon, compte tenu de la richesse du tissu d’entreprises dans le numérique basées ici ». Il a indiqué que le préfet « était très attaché et attentif à la coopération franco-tunisienne ». M. MEZGHANI a également insisté sur le fait que « notre présence à Lyon, dans une Chambre de Commerce et de l’Industrie, montre que cette Alliance tuniso-française pour le numérique va au-delà des grandes capitales ».
 
Cette alliance vise à encourager les entreprises des deux pays à conclure des partenariats renforcés et à travailler en binômes pour conquérir de nouveaux marchés à forte croissance, notamment en Afrique subsaharienne et dans le bassin méditerranéen.
 
Les entreprises françaises se sont montré très intéressées par la politique tunisienne de soutien numérique.
 
Stratégie Tunisie Numérique : la Tunisie, hub numérique en devenir entre l’Europe et l’Afrique – Moyen-Orient
 
Après avoir relevé le défi de la transition politique, la Tunisie entre maintenant dans la phase de transition économique. A quelques semaines des élections présidentielle et législatives, M. BEN LAGHA a indiqué que « la Tunisie post-révolution se met en marche, après quatre ans de transition politique, dont nous parcourons les derniers mètres ». Dans son allocution d’ouverture, le Consul Général de Tunisie à Lyon a affirmé que la Tunisie « retrouve son dynamisme et cherche des marchés viables et durables en plein essor » ainsi que l’avait souligné Manuel VALLS lors de sa visite en Tunisie le 8 septembre 2014.
 
Le Conseiller Mustapha MEZGHANI a présenté le plan d’action ambitieux de la Tunisie dans le domaine du numérique : la Stratégie Tunisie Numérique. Il a rappelé que « le secteur des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) est au cœur des stratégies de développement de la Tunisie, représentant 7,2% du PIB, c’est-à-dire une part plus importante que le tourisme, et en croit chaque année de 15% ».
 
La Stratégie Tunisie Numérique a été mise en place pour que la Tunisie devienne une référence internationale dans le numérique. Une des priorités est de garantir l’inclusion sociale et de réduire la fracture numérique entre les différentes régions de Tunisie. Il s’agit d’implanter la culture numérique et de faire passer le pays au « tout numérique » dans les prochaines années. L’accès à internet doit passer de 20% à 60% de la population d’ici 2018. Comme l’a affirmé Naziha BERZOUGA, l’offshoring apparait comme le « cœur battant » de la Stratégie Tunisie Numérique.
 
Les témoignages concrets d’entreprises impliquées dans des partenariats
 
Les entreprises lyonnaises ont, également, pu écouter les témoignages d’entreprises françaises et tunisiennes déjà membres de l’Alliance franco-tunisienne pour le numérique. Celles-ci ont souligné deux atouts forts de ces partenariats : le fait que ces entreprises trouvent chez leur partenaire non seulement des compétences qu’elles n’ont pas, mais également un accès à de nouveaux marchés. Bruno BONNELL a insisté sur le fait que cette Alliance représentait une opportunité de fonctionner différemment. « Je suis persuadé que c’est un modèle d’avenir »,  a-t-il déclaré.
 
Antoine-Tristan MOCILNIKAR a précisé que l’AFTN est un « modèle qui doit pouvoir rayonner partout, d’autant qu’une quantité croissante d’entreprises françaises souhaitent investir en Tunisie et autant d’entreprises tunisiennes cherchent des partenaires en France ».
 
La co-traitance : l’avenir de la sous-traitance
 
La France comme la Tunisie souhaitent construire de nouveaux modèles de développement reposant sur l’innovation et le numérique. Pour différents intervenants, l’avenir se situait désormais dans la « co-traitance » et non plus dans la « sous-traitance » par des entreprises tunisiennes pour le compte de compagnies françaises. M. MEHIRI, Coordinateur de Get’IT, a notamment qualifié le co-développement de « relation symétrique où l’on partage les compétences, les risques, les investissements et les bénéfices ».
 
Mustapha MEZGHANI a, quant à lui, insisté sur l’importance de passer à une deuxième étape « dans une logique de colocalisation et non plus de délocalisation, permettant l’essor économique de la Tunisie et de la France, tout en freinant l’immigration de la rive Sud vers la rive Nord ».
 
« Lorsque la langue et les valeurs sont communes, le volume des affaires est multiplié par deux, et lorsque, de surcroît, l’on partage une même culture, le volume des affaires s’en trouve encore accru » a rappelé Daniel SCHLOSSER, adjoint de l’ambassadeur Pierre DUQUESNE, chargé des questions économiques de reconstruction et de développement au Mali.
 

France
Date de mise à jour : 29/09/2014